PODOLOGIE DU SPORT

Pathologies fréquemment rencontrées chez les sportifs : 

Outre les tendinites déjà évoquées dans les pathologies du pied, ainsi que les tendinites du moyen fessier, de la patte d’oie, ou des adducteurs (pubalgie), les sportifs peuvent être sujets à des pathologies de surcharge mécanique particulières.

En raison des contraintes spécifiques liées à leur sport, elles sont favorisées par leur propre état postural préalable (notamment instabilité et pieds valgus).

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale :

 Aussi nommé syndrome du TFL (tenseur du fascia lata), ou syndrome de l’essuie-glace, c’est une tendinite du fascia lata (aussi nommée bandelette ou tractus ilio-tibial car elle s’attache sur l’os iliaque et le tibia).

Elle est favorisée par le dérèglement postural (comme toutes les tendinites), et en particulier par le fait d’avoir un genu varum, et/ou un pied valgus.
Les sports sollicitant beaucoup le genou en flexion-extension sont les plus à même d’être responsables de cette pathologie : course à pied, vélo.

La périostite tibiale :

C’est un surmenage micro traumatique du bord interne ou antérieur du tibia provoquant une réaction de la couche superficielle de l’os (périoste).
Très douloureuse, elle touche surtout les coureurs de fond, surtout si la course a lieu sur terrain dur.
Une scintigraphie ou une IRM peut être utile en cas de doute.

Le syndrome des loges :

C’est une augmentation de la pression dans une loge musculaire (les muscles sont compartimentés dans des loges, séparés par des fascias), le plus souvent la loge antéro-externe de la jambe.
Elle se caractérise par une douleur (intense) survenant toujours après la même durée d’effort (pour la forme chronique).
Il faut faire une mesure de pression dans la loge pour affirmer le diagnostic. 
Le traitement consiste à adapter l’effort. Quand la douleur survient, il faut arrêter immédiatement l’effort, surélever la jambe et glacer.
Un geste chirurgical d’urgence est nécessaire si la douleur ne diminue pas d’elle-même après l’arrêt de l’effort (risque de nécrose).

                                                    Causes / mécanismes :

Voir Pathologies du pied – Causes et mécanismes : ce sont les mêmes, avec une part plus importante de l’influence des microtraumatismes sportifs.

La qualité d'exécution d'un geste dépend de la qualité de la stabilisation préalable (Hess 1943)

                                                             Traitement :

     Ces pathologies étant mécaniques, les traitements les plus adaptés sont physiques.

Il faut corriger les déséquilibres d'appuis, notamment à l’aide de semelles correctrices sur mesure, qui permettent d’améliorer la stabilité (ce qui est utile pour tout sport), de réharmoniser le travail des chaînes musculaires et de corriger l’affaissement plantaire.

     NB : La correction plantaire permet de diminuer ou supprimer les douleurs et limiter les risques de récidives.
Pour les joggeurs confirmés, en raison des contraintes particulièrement importantes, il est conseillé de rénover les semelles tous les 6 à 8 mois.

 Les sportifs peuvent être victimes d’autres pathologies, traumatiques (entorses, fractures, fractures de fatigue, notamment du 2ème métatarsien, luxations, ruptures tendineuses ou tennis leg) que je n’aborde pas ici. 
Leur traitement en urgence est orthopédique (plâtre), ou chirurgical, puis rééducation kiné. 
Les semelles peuvent être utiles dans un second temps pour faciliter la reprise du sport et limiter les risques de récidive.

             Pireaux xavier

Podologue-Podothérapeute

xavierpireaux@yahoo.fr

             0478/99.62.75